On commençait à prendre la poussière à attendre le nouveau venu. Humbug,tel est le nom de la nouvelle production du quartet de Sheffield tout droit sorti du désert rock de Josh Homme aux commandes. Après le succès fulgurant de ses 2 prédécesseurs Whatever People Say I Am, That's What I'm Not et Favourite Worst Nightmare,on se serait attendu à ce que les garçons de Sheffield s'en sortent encore avec cette énergie étonnante.... Il n'en est rien,les Arctic Monkeys ont fini leur crise d'ados,ils ont grandi. La progression du groupe est tangible. De la composition à l'interprétation, en passant par le chant de Turner,plus mature que jamais. Le groupe a rétrogradé de pleins fouet d'un autre côté (probablement le rock psyché). Après l'escapade solitaire (sensationnelle) du leader Alex Turner en compagnie de son accolite Miles Kane (The Rascals) sur le side-project des Last Shadow Puppets ,les Monkeys risquaient de tourner en rond pour ce 3ème opus. En Effet ,l'album est noir et dérangeant. L'atmosphère est pesante. Auncuns frissons,aucunes montées d'adrénaline,il n'y a pas vraiment de titres qui sortent du lot ,les pistes s'enchaînent ,on n'hésite même pas à retourner en arrière et écouter la suite avec impatience,à l'exception peut-être du single Crying Lightning,d'une puissance plutôt déconcertante.
Certains fans acharnés ont dû tombé de haut,déconcertés,pris à la gorge par l'impressionnant changement d'atmosphère qui émane du disque. Humbug est pourtant loin d'être mauvais,au contraire,une nervosité palpable,des cassures rythmiques,des montées en puissance,des tempos rapides parfois lancinants,et même sensuels. Mais on s'attendait peut-être plus de la part de la production,de l'imposant Josh Homme,à des choses beaucoup plus extrêmes et impressionnantes. Car ils me plaisaient dans leur primalité,avec cet air hagard et un peu farouche,qui pour beaucoup résonnait dans la tête de nombreux orphelins des Libertines... .
Il est clair que nos lascars sont passés à un autre stade. Au-dessus ? Au-dessous ? C'est à vous de voir,car on pourrait désigner Humbug comme un rite de passage vers la promesse d'un futur prometteur (il y a intérêt !).Hélas,ce qui faisait que les Arctic Monkeys n'étaient pas un banal et énième groupe indé britannique n'est plus.
















Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire