Une programmation de taille pour clôturer ce Festival Cultures Electroni[K]. La soirée annoncée archi-complète, n'a pas empêchée les rennais de s'entasser devant la billetterie de l'Ubu club. Début des hostilités à 23h, il est encore bien trop tôt pour apprécier l'hystérie électro/trash de la tête d'affiche de cette soirée : Kap Bambino.
Monsieur Monsieur, duo électro fraichement débarqué de Reims (ville natale de Yuksek,Brodinski et The Shoes pour lesquels ils ont signé un remix) fait office d'amuse bouche avec leur techno/house démangeante.
Les Crystal Fighters sont annoncés entre 00h00 – 00h30. 500 places prévus, il manque encore pas mal de monde, une bonne brochette de jeunes de 17 ans acclame le groupe avec ferveur. Signés récemment chez la Maison Kitsuné, les Crystal Fighters nous livrent un somptueux cocktail multiculturel de musique électronique. 3 garçons arrivent cheveux longs/courts , habillés/torses nus,et s'installent avec leur panoplie d'instruments (claviers,percus,planches de bois...). Mais les filles que l'on avait pu apercevoir sur les shoots promo de la bande manquent à l'appel. Peu importe, la fièvre Crystal Fighters est terriblement contagieuse et s'attirent dès les premières minutes les faveurs du public. Le set commence sur le très sautillant I Love London. Un accent espagnol se mêle avec un anglais bien trempé (en effet les petits prodiges sont espagnols), les langues se mélangent avec les beats transcendés et une guitare lacérée. Malgré un set plutôt court , (c'est là le problème des buzz qui entourent les groupes qui n'ont que 2 ou 3 singles à leur actif) le concert n'en pâlit pas. Le survitaminé single Xtatic Truth clôture un set dégoulinant de sueure.
A peine remis de la claque des espagnols. Monsieur Monsieur entame un second set plus puissant et beaucoup plus acide. La proportion de wayfarer augmente considérablement et l'impatience du public commence à se faire sentir. Kap Bambino débarque enfin sur la scène vers 3h00 .Le furieux duo ne ternit pas à sa réputation dès le démarrage c'est l'hécatombe ,un vacarne assourdissante assassine les spectateurs, Lezard, Dead Lazer, Batcaves, toute la Blacklist y passe. La rage électronique fait corps et âme avec les assauts enragés de la voix vocodée de la chanteuse. Ça hurle autant que ça peut, ça se jette partout, la scène est envahie de toute part, ça slame, même les roadies s'y mettent ! La basse surplombe tout et on peine à reconnaître certains morceaux. Nos français n'ont définitivement rien à envier à leurs cousins anglais de Crystal Castles: du gros son synthé/punk,une chanteuse qui crie à pleins poumons tout y est. Les bordelais emploient l'artillerie lourde , c'est sauvage, c'est camée, c'est digital, c'est trash, c'est destructeur. Le groupe revient au rappel pour se trémousser une dernière fois dans la chaleur électrocutée de l'Ubu. crédit photo © 2009 cultures Electroni[k]
















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